Golem

John Casken (né en 1949)


Opéra en deux parties (prélude et légende).

Livret de John Casken et Pierre Audi.

Créé à l’Almeida Theater de Londres, le 28 juin 1989.

CRÉATION FRANÇAISE

Coproduction Opéra de Rennes, Angers Nantes Opéra,
Ars Nova ensemble instrumental.


[Opéra en anglais avec surtitres en français]

DIRECTION MUSICALE : Philippe Nahon

Mise en scène: Jean Boillot

Décor: Laurence Villerot

Costumes: Pauline Pô

Lumière: Ivan Mathis

Dramaturgie : Christophe Triau

Maquillages : Cécile Kretschmar


AVEC


Armando Noguera, Maharal

Jean-Loup Pagesy, Golem

Helen Kearns, Miriam

Tim Mead, Ometh

Christopher Lemmings, Stoikus

Georgia Ellis-Filice, Gerty

Stuart Patterson, Stump

Richard Burkhard, Jadek


Ars Nova ensemble instrumental

NANTES

Théâtre Graslin
mardi 9, mercredi 10,
vendredi 12, dimanche 14 janvier 2007

ANGERS

Grand théâtre
vendredi 19, samedi 20 janvier 2007

EN SEMAINE A 20H, LE DIMANCHE A 14H30

PRIX DES PLACES 30 € | 25 € | 20 € | 15 € | 10 €



« Le désir a fait naître en lui la volonté de vivre en homme, le besoin de tuer en homme. »
Golem, prélude.

Puisant dans la sombre légende du ghetto juif de Prague, John Casken ressuscite Golem, créature d’argile à laquelle un rabbin insuffle la vie pour lutter contre le mal qui dévaste sa communauté, avant de la détruire par peur qu’elle ne devienne un monstre plus terrible que les fléaux qu’il devait combattre.
Délaissant l’anecdote fantastique, Casken ressasse les tourments du pouvoir jusqu’à l’épure. Par-delà l’ambition et l’échec d’un homme, il pose les éternelles questions philosophiques : Peut-on sauver l’humanité contre son gré ? Peut-on imiter Dieu sans se croire son égal ?


C’est un Maharal au bord de la mort, rabbin épuisé d’avoir trop cru en son pouvoir, rongé par l’échec de son entreprise sans la renier, hanté par le regret sans accepter le remords, que le livret de John Casken et Pierre Audi dévoile en un prélude où les pensées s’égarent dans le labyrinthe de la mémoire. Alors, comme un souvenir surgi devant les yeux hallucinés du vieillard, se rejoue la légende de Golem, cette créature d’argile qui porte le nom d’Adam avant que Dieu ne lui donne vie, cette force servile que Maharal voulait utiliser pour chasser le mal de sa communauté et accomplir ses rêves de grandeur, cette chose qui, pour avoir eu le désir d’être un homme parmi les hommes, devint un monstre douloureux et seul.
Donné pour la première fois en 1989, alors que le rêve communiste s’effondrait avec le mur de Berlin, l’opéra de John Casken, dont c’est la création en France, ne pouvait qu’être influencé par ces événe-ments qui mettaient en lumière les limites et les dangers des utopies. Plaçant Maharal face à son histoire, Casken n’en espère aucune rédemption, aucune autre morale que celle qui peut éclore dans la conscience du spectateur. Portée par une musique lancinante qui la détache du quotidien pour mieux l’élever à la réalité des âmes, l’œuvre met en présence deux mondes qui ne se rencontrent pas, celui de l’archange déchu d’avoir trop cru en lui-même et celui des damnés dont la compassion leur ouvre la voie du salut. Et les chants plaintifs de ces deux mondes, incrédules ou fatalistes, ne cessent de se mêler.


Action Culturelle : le soutien du rectorat de l’académie de Nantes et du service culturel du conseil régional des Pays de la Loire, au travers notamment des pass culture & sport classes, facilitera la venue de 8 classes de lycéens des 5 départements de la Région. Un travail de sensibilisation à Golem, imaginé et réalisé par le service action culturelle d’Angers Nantes Opéra, complètera cette opération de formation des lycéens aux œuvres lyriques.