Opéra en deux actes.

Livret d’Eugène Scribe et Charles-Gaspard Delestre-Poirson.

Créé à l’Opéra de Paris, salle Le Peletier, le 20 août 1828.

Nouvelle production d’Angers Nantes Opéra,
en partenariat avec le Centre Dramatique National
Angers Pays de la Loire.


[Opéra en français]


DIRECTION MUSICALE : Giuseppe Grazioli

Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia

Décor : Jacques Gabel et Claire Sternberg

Costumes : Catherine Leterrier

Lumière : Franck Thevenon


AVEC


Luciano Botelho, le comte Ory

Pascale Beaudin, la comtesse Adèle

Anna Destraël, Isolier

Isabelle Henriquez, Dame Ragonde

Franck Leguerinel, Raimbaud

Nicolas Courjal, le Gouverneur

Stéphanie Loris, Alice


CHœUR D'ANGERS NANTES OPéRA

DIRECTION : XAVIER RIBES

ORCHESTRE national des pays de la loire

NANTES

Théâtre Graslin
vendredi 14, dimanche 16, mardi 18,
mercredi 19, vendredi 21 décembre 2007

ANGERS

Grand théâtre
vendredi 28, dimanche 30,
lundi 31 décembre 2007

EN SEMAINE A 20H, LE DIMANCHE A 14H30

PRIX DES PLACES 55 € | 45 € | 35 € | 30 €
| 20 € | 10 € | 5 €


TARIF SPECIAL POUR LE 31 décembre 60 € | 50 € | 40 €
| 30 €| 20 € | 10 €



« Quelle douce ambroisie !
Célébrons tour à tour
Le vin et la folie,
Le plaisir et l’amour. »
Le Comte Ory.

Dans le château de Formoutiers déserté pour la croisade, les femmes esseulées subissent un véritable siège amoureux. Ainsi, le comte Ory veut-il conquérir la comtesse Adèle mais se fait voler son cœur par le page Isolier. On récidive, on ruse, on désire, on se déguise, on s’agite dans la crainte du retour des croisés. Dans la plus pure tradition du vaudeville.
Rossini s’empare avec gourmandise de cette fausse anecdote du XIe siècle pour en faire son avant-dernier opéra français. Il frôle le libertinage mais évite la vulgarité, joue des travestissements et des chassés-croisés, crée des airs vifs ou d’une insolente beauté, fait pétiller l’orchestre, éblouit par tant de dextérité et offre un vrai moment de bonheur.


A l’origine, il y avait une vieille romance picarde et grivoise, le Comte Orry et les nonnes de Farmoutiers, dont on retrouve l’esprit salace dans les Pièces intéressantes et peu connues pour servir à l’histoire et la littérature écrites entre 1781 et 1790 par Pierre-Antoine de La Place. Le 16 décembre 1816, sous la plume d’Eugène Scribe et de Charles-Gaspard Delestre-Poirson, cela devint avec succès le Comte Ory, un vaudeville comportant 27 numéros musicaux, écrit dans un esprit chansonnier gaillard mais, au final, moral. Une dizaine d’années plus tard, c’était une matière première idéale pour Gioacchino Rossini qui recherchait pour le Théâtre Italien, dont il était le directeur, une nouvelle œuvre comique que son public parisien attendait avec impatience.
Restait à composer la musique, ce que Rossini n’aimait pas faire dans la précipitation d’autant qu’il réfléchissait déjà à son futur Guillaume Tell. Il désirait surtout réutiliser les meilleures pages de son divertissement destiné au sacre du nouveau roi Charles X, Il Viaggio A Reims, qu’il avait créé lors d’un gala royal en juin 1825 et qu’il avait volontairement retiré de l’affiche du Théâtre Italien après seulement quatre représentations. Le compositeur fit tant de ratures, ajouts et corrections dans le texte pour tenir les mots dans sa partition que Scribe, vexé, retira son nom de l’affiche. Mais, avec ce bel emprunt et cette exigence, sa musique se trouva enrichie de toutes les possibilités vocales de l’opéra buffa italien, le vaudeville y gagna de la tenue, l’œuvre y prit une couleur originale et devenait un hommage à peine voilé à Mozart.
En confiant la mise en scène du Comte Ory à Frédéric Bélier-Garcia, Angers Nantes Opéra tenait à saluer à sa manière son arrivée à la tête du centre dramatique national Angers Pays de la loire.