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Complainte lyrique en trois actes.

Livret de Jean Cocteau.

Créé à l’Opéra-Comique de Paris, le 16 décembre 1927.

Production de l'Arcal, 1984.

[En français]


Mise en scène : Christian Gangneron

Costumes : Claude Masson

Lumière : Nicolas Roger


AVEC


Eric Trémolières, le matelot

Claudine Le Coz, sa femme

Jacques Bona, son beau-père

Jean-Baptiste Dumora ou Philippe Cantor ou Vincent Deliau, son ami

Stéphane Petitjean ou Ivan Couëffé, piano


Un drame va se jouer dans un café, là, tout près de chez vous. Sans que vous le sachiez. Une femme de matelot attend son mari parti faire fortune, depuis longtemps, trop longtemps. Elle devrait bien épouser l’ami du mari comme le lui conseille son père mais préfère attendre encore, espérer quand un matelot passe la porte. Un marin proche de son mari ? Bien plutôt un malentendu. Jean Cocteau et Darius Milhaud font le reste. En trois actes et quarante minutes, ils transforment un fait divers sanglant en fait divers poétique, font oublier l’agitation, le brouhaha du quotidien, pour que puisse s’entendre leur complainte lyrique.


Ce fait-divers dont Albert Camus fit sa pièce le Malentendu et dont Jean Cocteau et Darius Milhaud s’inspirèrent pour le Pauvre Matelot n’est peut-être guère plus qu’une légende, l’une de ces histoires que l’on se raconte dans la pénombre des cafés qui ouvrent sur les ports. Mais elle suffit à raviver les peurs de ceux qui vont au loin, à calmer les spéculations de ceux qui restent. L’amour qui se doit d’être patient brandit très souvent le spectre de la disparition de l’être aimé pour justifier la nostalgie dans laquelle il est tenté de se réfugier avant l’heure.

Toute l’habileté de Christian Gangneron, lorsqu’il met en scène ce spectacle en 1984, est d’avoir sorti cette ténébreuse affaire des scènes de théâtre pour la replacer dans son décor naturel, un simple café où, accompagnée d’un piano, l’histoire se chante pour les habitués du lieu avec la même véracité que si elle coulait des lèvres d’un conteur. Avec un succès jamais démenti, ce Pauvre Matelot au piano a été joué plus d’une centaine de fois en France depuis sa création.

Vingt-cinq ans plus tard, Christian Gangneron remet en scène ce qu’il appelle « la rencontre fatale de deux folies ordinaires », celle d’une femme « installée dans la douleur de l’attente » et celle d’un homme « qui joue avec sa vie ».


UNE TOURNEE DANS LES CAFES LIGERIENS

Grâce à la forme particulière du Pauvre Matelot, pensé et réalisé pour être joué dans les cafés, Angers Nantes Opéra peut assurer une large diffusion de cette oeuvre. Une cinquantaine de représentations sont prévues durant la saison, dans les cafés de quartier, et ceux des villages. Les premières séances auront lieu à l’occasion des Accroche-Coeurs d’Angers, du mardi 8 au dimanche 13 septembre 2009. Une telle tournée n’aurait bien sûr pas été possible sans le soutien actif du conseil régional des Pays de la Loire qui trouve en ce spectacle une illustration de ses convictions en matière de politique culturelle, notamment sa volonté de permettre à chaque citoyen de cheminer parmi toutes les formes d’expressions artistiques, des plus spontanées aux oeuvres les plus exigeantes.


Le Conseil régional des Pays de la Loire soutient la tournée du Pauvre Matelot en région.



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