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LEs tribus de l'omo

s'invitent à l'opéra



En choisissant d’illustrer sa saison avec ces incroyables visages peints, décorés de simples feuillages, fleurs ou fruits, Angers Nantes Opéra veut rendre hommage à ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieillards, ces tribus de l’Omo qui, aux confins de l’Ethiopie, à des siècles de nous, vivent l’art au quotidien, en toute simplicité, en toute liberté. Saluer aussi le talent du photographe Hans Sylvester qui a su, avec patience, immortaliser pendant six ans ces peintures vivantes pour nous révéler le génie de cet art ancestral.

La vallée du fleuve Omo s’écoule au sud de l’Éthiopie prés de la frontière Soudanaise. Il se jette à la frontière du Kenya dans le lac Turkana. La région, volcanique, fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. Les tribus de l’Omo y puisent leurs couleurs, utilisent leurs corps de deux mètres de haut comme toiles. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, avec seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau. Un jeu et un plaisir permanent qui, en deux minutes, font naître des toiles de maître.

Né en Allemagne en 1938, Hans Sylvester a parcouru le monde pour offrir l’immortalité à l’éphémère de la vie. Le meilleur des photos qu’il a prises des tribus de l’Omo se retrouve dans un double ouvrage1 paru en 2006.

A lire :

Les peuples de l’Omo - Entre la Nature et l’Homme - Du corps à l’oubli. Hans Silvester. Editions de la Martinière 2006.

A voir :

D'autres photographies des tribus de l'omo par Hans Silvester



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