The Beggar’s Opera en 5 anecdotes

Il y a beaucoup de choses à dire sur "The Beggar's Opera"...

Alors pour satisfaire votre curiosité, on vous a concocté 5 des meilleures anecdotes autour de l'œuvre. 

Une oeuvre subversive

The Beggar’s Opera est une oeuvre satirique avant tout. Au fil de l’intrigue, le gouvernement britannique, avec à sa tête le Premier ministre Robert Walpole, en prend méchamment pour son grade.
Au-delà de la question de la corruption que John Gay cherchait à montrer du doigt, on peut voir dans cette attaque une manière pour lui de se venger de n’avoir jamais eu de poste stable, contrairement à la majorité des poètes de son temps. Loin de craindre la censure, il est allé jusqu’à intituler l’une de ses chansons « Walpole or The Happy Clown » (Walpole ou le clown heureux). Pas sûr que le Premier ministre l’ait bien pris...
 

Un esprit pop

Avec une soixantaine d’airs directement inspirés de chansons populaires (ou « ballads » en anglais), The Beggar’s Opera n’est donc pas un opéra au sens strict du terme mais un ballad opera. Ce genre nouveau a été pensé par John Gay en réaction aux opéras italiens qui, depuis l’arrivée de Handel en Angleterre, avaient totalement inondé les scènes londoniennes. Fini les récitatifs, place aux dialogues parlés, comme au théâtre. Fini les dieux de la mythologie éloignés de notre réalité, place aux personnages de la vie de tous les jours… y compris aux moeurs parfois douteuses.
 

Un immense succès populaire

Le caractère populaire et l’aspect satirique de son intrigue font de The Beggar’s Opera l’un des plus grands succès théâtraux du XVIIIe siècle. Une phrase célèbre résume bien le tout : « Il fit de Rich (directeur du théâtre ayant produit The Beggar’s Opera) un homme gai, et de Gay un homme riche. » Ce succès s’est traduit par de nombreuses imitations et adaptations, notamment par de grands noms de la musique tels que Kurt Weill ou encore Benjamin Britten.
 

Le fruit d’une collaboration

The Beggar’s Opera est le résultat d’une belle complicité entre John Gay et John Christopher Pepusch. Tandis que le premier s’est chargé du texte, le deuxième s’est occupé de la musique. Pepusch a dû harmoniser toutes les chansons, leur trouver une introduction et une conclusion. Il a même été amené à écrire une ouverture à la française à la dernière minute, peu avant la première représentation de l’oeuvre !
 

L’ancêtre de la comédie musicale ?

Une pièce de théâtre entrecoupée de chansons populaires, ça ne vous rappelle rien ? Si l’on trouve déjà les prémisses de la comédie musicale dans les semi opera et les masques de Handel, le ballad opera n’est pas sans rappeler ce genre dont le succès outre-Manche, et surtout outre-Atlantique, ne s’est jusqu’alors jamais démenti…