sur un argument de Menyhert Lengyel. Pièce pour 12 danseurs créée à Cologne le 27 novembre 1926.
Direction musicale Daniel Kawka
Chorégraphie Lucinda Childs
Dispositif scénique et costumes Rudy Sabounghi
Lumière Christophe Forey
Avec
Ballet de l’Opéra National du Rhin
Direction Bertrand d’At Chœur d'Angers Nantes Opéra
Direction Sandrine Abello Orchestre national des pays de la loire
Production du Ballet de l’Opéra national du Rhin,
créée le 16 janvier 2004 à Strasbourg.
Le Château de Barbe-Bleue
—Opéra — en un acte.
Livret de Béla Balázs. Créé à l’Opéra Royal de Hongrie, le 24 mai 1918.
Direction musicale Daniel Kawka
Mise en scène Patrice Caurier et Moshe Leiser
Décor Christian Fenouillat
Costumes Agostino Cavalca
Lumière Christophe Forey
Avec
Gidon Saks, Barbe-Bleue Jeanne-Michèle Charbonnet, Judith Eörs Kisfaludy, le récitant
Orchestre National des Pays de la Loire
Production Angers Nantes Opéra, créée le 21 septembre 2007 au Quai à Angers. [Opéra en hongrois avec surtitres en français]
Angers / Le Quai
mardi 4, jeudi 6 octobre 2011
Nantes / Cité des congrès
vendredi 14, dimanche 16 octobre 2011
en semaine à 20h, le dimanche à 14h30
Octobre 2011 : La reprise événement
Le Mandarin merveilleux superbement chorégraphié par Lucinda Childs, Le Château de Barbe-Bleue dans une saisissante mise en scène de Patrice Caurier et Moshe Leiser, le Choeur d’Angers Nantes Opéra, le Ballet de l’Opéra National du Rhin, l’Orchestre National des Pays de la Loire dirigé par Daniel Kawka… Tout concourait à faire de cette soirée consacrée à Béla Bartók un moment d’exception. Elle a ouvert magistralement la première saison du Quai à Angers, a été saluée par la critique, a marqué le public. C’était en 2007. Quatre ans plus tard, Angers Nantes Opéra décide de reprendre ce spectacle. Pour que de nouveaux spectateurs puissent découvrir ce grand moment lyrique. Pour que d’autres retrouvent intacte l’émotion qu’ils avaient ressentie.
LA CHAMBRE AUX SECRETS
« On sait gré à Caurier et Leiser d’avoir tiré toutes les conséquences du livret, que personne n’avait osé lire dans son implacable évidence. Leur mise en scène colle mot à mot au texte de Balázs, inexorable descente aux enfers que peut être la révélation de soi-même. Formidable coup au plexus d’un spectacle absolument abouti, qui capte l’attention seconde après seconde par une direction d’acteurs époustouflante. Jeanne-Michèle Charbonnet, en grande voix, saisit toute la densité d’un personnage […] et la basse profonde, saturée d’harmoniques, de Gidon Saks traduit les tourments de Barbe-Bleue avec une terreur grandissante. En fosse, Daniel Kawka ne fait pas sonner les grandes orgues, oubliant Wagner pour désigner l’autre source d’inspiration de Bartók : Debussy. »
Jean-Charles Hoffelé, Diapason, octobre 2007
BARBE-BLEUE ET SES FEMMES
« Plus de château, plus de lac de larmes, plus de diamants éclaboussés de sang, plus d’épouses fantômes, nous sommes dans une chambre d’hôtel privée de fenêtre, où une femme emploie tous les arguments à sa disposition — à commencer par le sexe — pour déverrouiller l’âme de l’homme qu’elle aime. Elle y laissera la vie. […] Patrice Caurier et Moshe Leiser actualisent les oeuvres du passé, mais s’ils en transposent l’action, c’est pour mieux en atteindre le coeur. Sous la direction du jeune chef Daniel Kawka, l’Orchestre National des Pays de la Loire est littéralement transfiguré, et Gidon Saks et Jeanne-Michèle Charbonnet jouent ce jeu de l’amour et de la mort en acteurs lyriques consommés. Dans Le Mandarin merveilleux, donné en première partie conformément aux voeux du compositeur, Kawka donne des couleurs à la chorégraphie sage de Lucinda Childs, impeccablement dansée par le Ballet du Rhin. »
François Lafon, Le Monde de la Musique, novembre 2007