- Légende dramatique - en quatre parties.

Livret de Hector Berlioz et Almire Gandonnière, d’après la traduction du Faust de Johann Wolfgang von Goethe par Gérard de Nerval. Première exécution à l’Opéra Comique de Paris, le 6 décembre 1846.

Direction musicale Pascal Rophé

avec

Michael Spyres, Faust
Laurent Alvaro,
Méphistophélès
Catherine Hunold,
Marguerite
Bertrand Bontoux,
Brander        
Chœur d’Angers Nantes Opéra
Direction Xavier Ribes
Chœur de l’Opéra de Dijon
Direction Anass Ismat
Maîtrise des Pays de la Loire

Direction Sophie Siegler
Orchestre National des Pays de la Loire
Coproduction Angers Nantes Opéra, Orchestre National des Pays de la Loire.
[Opéra en français avec surtitres]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NANTES LA CITé

samedi 23 septembre 2017

ANGERS centre des congrés

vendredi 15 septembre 2017

à 20h30

 

D’autres dates sont proposées par l’ONPL
dimanche 17 septembre 2017 à Angers
mardi 19, jeudi 21 septembre 2017 à Nantes

 

 

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Signer un pacte avec le diable ne va jamais sans conséquence. Faust le savait bien mais paraphe sa damnation sans état d’âme. Pourtant il semblait préservé, amoureux de solitude bucolique, paraissant insensible aux débauches et jouissances que lui offrait Méphistophélès pour tromper son ennui. Mais, lorsque ce prince de l’enfer lui fait miroiter Marguerite en songe, elle-même éprise de ce Faust que Méphisto lui a fait apparaître en rêve, la passion les dévore. Au diable la prudence ! Ils se rencontrent, s’aiment aussitôt, sont brutalement séparés, dépérissent d’une solitude dont Faust ne serait jamais sorti si le démon, ultime ruse, ne lui proposait de signer sa perdition pour sauver Marguerite, cet amour qui vaut bien d’être précipité dans les flammes de l’enfer.
Hanté depuis ses vingt-cinq ans par les vers de Goethe qu’a traduits Gérard de Nerval, Hector Berlioz s’abîme en ce Faust plus qu’il ne le compose. Il échafaude un romantisme échevelé où la nature éblouit quand elle s’exprime dans le chant de ses paysans, où les chœurs peuvent émouvoir en célestes envolées, effrayer en infernales cavalcades, où les héros chantent au risque de leur vie. La Damnation de Faust porte en elle de cette charge onirique et de cette puissance émotionnelle qui bouleversent lorsque, les yeux encore clos de sommeil, nous rêvons. Hector Berlioz l’avait compris qui fit de son œuvre non pas un opéra mais une « légende dramatique » tellement, à l’en croire, « la musique a de grandes ailes que les murs d’un théâtre ne lui permettent pas d’étendre entièrement ».
 
     
 

 

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