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Nonetto

pour flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, violon, alto, violoncelle et contrebasse

Composé en 1959, révisé en 1974, créé au Festival delle Nazioni de Città di Castello en septembre 1976.
Allegro calmo — Andante — Allegro con spirito — Canzone con variazioni (5 variations) — Vivacissimo

 

Nonett Movies

Suite pour neuf instruments, adaptée de musiques de films par Jean-Pierre Florent

Le Parrain de Francis Ford Coppola (1972) / La Dolce Vita de Federico Fellini (1960) / La Strada de Federico Fellini (1954) / Rocco et ses frères de Luchino Visconti (1960) / Amarcord de Federico Fellini (1973) / Le Guépard de Luchino Visconti (1963) / Huit et demi de Federico Fellini (1963)

 

 

Ensemble de chambre
de l’Orchestre National des Pays de la Loire

Avec
Florent Bénier, violon ; Pascale Pergaix, alto ; François Gosset, violoncelle ; Éric Costa, contrebasse ; Patrick Simon, flûte ; Jean-François Louis, hautbois ; Maguy Giraud, clarinette ; Antoine Blot, basson ; Pierre-Yves Bens, cor

Concert coréalisé par Angers Nantes Opéra et l’Orchestre National des Pays de la Loire.
 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nantes / Théâtre Graslin

samedi 1 décembre 2012 à 20h

 

Angers / Grand Théâtre

samedi 15 décembre 2012 à 20h

 

 

 

 

 

Alors que le cinéma lui a offert une gloire mondiale pour ses musiques de films, Nino Rota reste étrangement méconnu. Ses succès semblent avoir laissé dans l’ombre le jeune Milanais prodige qu’il fut, ce fils de pianistes d’exception qui, à huit ans, empilait déjà ses compositions, et qui, à douze ans, faisait jouer son premier oratorio. Improvisateur de génie mais élève au conservatoire de Rome, Italien jusqu’à la moelle mais allant à Philadelphie pour se former, ouvert au jazz et aux musiques populaires mais consacrant une thèse à un compositeur de la Renaissance, au service de la scène et marié au cinéma depuis 1933 mais compositeur
de cinq opéras et enseignant dès 1937 avant de devenir directeur du conservatoire de Bari jusqu’à sa mort, Nino Rota n’a jamais cessé de se passionner pour la musique, toutes les musiques de son temps. Et aux « puristes » qui lui reprochaient son inconstance, voire un certain opportunisme musical, il répondit, souriant : « Le plus grand compliment que l’on puisse faire à un musicien est de dire qu’il est en accord avec son époque ».
À l’occasion de l’opéra Le Chapeau de paille d’Italie et cent un ans après sa naissance, Angers Nantes Opéra et l’Orchestre National des Pays de la Loire se sont associés pour rendre hommage à Nino Rota. Ce n’est que justice.

«Il passait, il glissait à travers les choses, les difficultés, les événements les plus risqués, comme protégé par une enveloppe magique, par une cloison invisible… C’était un être qui portait en lui une qualité rare, cette précieuse qualité qui appartient à la sphère de l’intuition. C’est ce don qui le gardait si innocent, si aimable, si joyeux.» Federico Fellini

 

En 1959, Nino Rota composa deux musiques de films, un opéra, une fable musicale en un acte et, comme pour se distraire des contraintes des musiques de scène et d’écran, cet intime Nonetto qu’il révisa en 1974 avant de le confier au Festival delle Nazioni de Città di Castello où il fut créé en 1976. Oeuvre de détente et de plaisir, le Nonetto garde, sous ses habits néoclassiques, toute la fougue, toute la transparente et lumineuse inspiration du compositeur.
Avec plus de cent-cinquante musiques de films et un Oscar pour Le Parrain II, la vie de Nino Rota est intimement liée au septième art. Cette suite adaptée par Jean-Pierre Florent parcourt quelques-uns de ses succès les plus marquants pour les films de Francis Ford Coppola, Luchino Visconti et, bien sûr, de Federico Fellini avec lequel il collabora de 1952 — Lo Sceicco Bianco — jusqu’à un an avant sa mort — Prova d’Orchestra. C’est d’ailleurs dans la préface de Fellini au livre de Pier Marco de Santi, L’Amico Magico, que l’on apprend le mieux la façon dont travaillait Nino Rota : « Il se produisait comme une rupture de contact et l’on comprenait qu’il ne vous suivait plus, qu’il ne vous entendait plus, comme si les opinions, les explications, les suggestions faisaient obstacle à sa démarche créative. Quand il s’arrêtait, je lui disais : C’est très beau ! et il me répondait : Je ne m’en souviens déjà plus ! Par la suite, nous avons remédié à ce type de catastrophe avec des magnétophones ».


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