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Opéra en trois actes.

Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica
d'après le drame la Tosca de Victorien Sardou.

Créé au théâtre Costanzi de Rome, le 14 janvier 1900.

Nouvelle production d’Angers Nantes Opéra.


[Opéra en italien avec surtitres en français]


DIRECTION MUSICALE : Jean-Yves Ossonce

Mise en scène : Patrice Caurier et Moshe Leiser

Décor : Christian Fenouillat

Costumes : Agostino Cavalca

Lumière : Christophe Forey


AVEC


Nicola Beller-Carbone,Floria Tosca

Giancarlo Monsalve,Mario Cavaradossi

Claudio Otelli,le baron Scarpia

Frédéric Caton,Cesare Angelotti

Erick Freulon,le sacristain

Emanuele Giannino,Spoletta

Guy-Etienne Giot,Sciarrone

Eric Vrain,un geôlier

Emmanuelle de Negri,un berger


CHœUR D'ANGERS NANTES OPéRA

DIRECTION : XAVIER RIBES

Maîtrise de la Perverie

DIRECTION : Gilles Gérard

ORCHESTRE national des pays de la loire

NANTES

Théâtre Graslin
mardi 23, jeudi 25, dimanche 28,
mardi 30 septembre, jeudi 2 octobre 2008

ANGERS

LE QUAI
vendredi 10, dimanche 12 octobre 2008

EN SEMAINE A 20H, LE DIMANCHE A 14H30

PRIX DES PLACES 55 € | 45 € | 35 € | 20 € | 10 €



« Je désire. La chose que je désire,
Je la pourchasse, je m’en repais et je la jette…
Courant déjà vers un nouvel appât. »
Scarpia, Tosca

En situant son action à Rome en 1800, après la bataille de Marengo et l’effondrement de la république romaine, Giacomo Puccini s’évite la mièvre romance d’une cantatrice passionnée et jalouse avec un peintre rêveur et généreux. A l’ombre des églises et des palais, dans les dédales de la religion et de la politique, il y a place pour un Scarpia, chef de la police maniant avec zèle abus de pouvoir et torture. Il veut posséder plus qu’aimer, détruire plus que dominer, et les deux jeunes amants, artistes aveuglés d’absolu, deviennent ainsi ses plus belles proies.
Entre les cuivres de la victoire et un sombre Te Deum, le compositeur laisse le chant porter aux lèvres le désir, la rage, la haine, le désespoir. On pleure l’amour saccagé, on frémit à la violence et la lâcheté des hommes, on admire la force et la solitude d’une femme. Tosca, traversant son destin sans hésiter.


Dans l’ombre de Tosca, il y a toujours le parfum de Sarah Bernhardt qui créa le rôle-titre de la pièce de Victorien Sardou au théâtre en 1887 et, bien sûr, celui de Maria Callas qui, en interprétant cinquante-cinq fois Floria Tosca entre 1942 et 1965, fit entrer l’opéra de Giacomo Puccini dans sa propre légende. Ce n’est pas un hasard, Victorien Sardou écrivit la Tosca sur mesure pour la mythique actrice française et c’est en la voyant en 1889 que Giacomo Puccini décida de composer sa Tosca. Plus que le succès de la pièce, c’était l’histoire de cette diva et donc artiste libérée des préoccupations du réel, cette femme aimante et donc exonérée des lois ordinaires, qui le fascinait. Avec elle se dessinait un certain idéal féminin, romantique puisque sacrifié par amour, dont les négociations financières avec l’auteur lui laissèrent le temps d’en faire une première approche avec Manon Lescaut en 1893.
Ici, comme l’église Sant’Andrea della Valle du premier acte, le palais Farnèse du second ou l’esplanade du château Saint-Ange du troisième, l’Histoire n’est qu’un décor à laquelle Puccini s’intéresse moins que Sardou et bien moins que ce qu’en aurait fait un Giuseppe Verdi. Aidé de ses librettistes Giuseppe Giacosa et Luigi Illica, avec lesquels il signe une trilogie commencée avec la Bohème en 1896 — où l’art et la passion se protègent du monde, et achevée avec Madama Butterfy en 1904 — où un Japon de pacotille disparaît pour ne laisser voir que la solitude amoureuse de l’héroïne, il fait de Floria Tosca une femme hors du commun, moins insouciante que Mimi, pas encore résignée comme Cio-Cio-San.
Car chez Puccini, c’est la nature d’un homme qui trace le destin d’une femme. Non les événements. C’est donc le principal mérite de la période choisie, celle du trouble et de l’intrigue d’une Rome ballotée entre libéraux et réactionnaires, que de pouvoir engendrer des êtres tels que Scarpia.
Homme de l’ombre et des ténèbres, cynique, brutal, sans scrupule, il est celui dont la concupiscence peut métamorphoser une cantatrice jalousement amoureuse en un monstre de passion. Et c’est tout naturellement que la mise en scène de Patrice Caurier et Moshe Leiser dénudera l’histoire de ses ors et velours pour mieux laisser voir l’affrontement sanglant, la cause perdue, l’humain piétiné.



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