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Opéra en trois actes.

d’après le roman Tristan de Gottfried von Straßburg.

Créé à l’Hoftheater de Munich, le 10 juin 1865.

Production Grand Théâtre de Genève 2005.

Reprise Angers Nantes Opéra,
coproduction Opéra de Dijon,
Orchestre National des Pays de la Loire.


[Opéra en allemand avec surtitres en français]


DIRECTION MUSICALE : Isaac Karabtchevsky

Mise en scène et lumière : Olivier Py

Décor et costumes : Pierre-André Weitz


AVEC


Leonid Zakhozhaev, Tristan

Sabine Hogrefe, Isolde

Martina Dike, Brangäne

Alfred Walker, Kurwenal

Jyrky Korhonen, le roi Marke

Eric Huchet, Melot

Christophe Berry, un jeune marin / un berger

Eric Vrain, un pilote


CHœUR D'ANGERS NANTES OPéRA

DIRECTION : XAVIER RIBES

Choeur de l’ONPL

DIRECTION : Valérie Fayet

ORCHESTRE national des pays de la loire

ANGERS

LE QUAI
dimanche 10, mercredi 13 mai 2009
samedi 16 mai (séance réservée aux spectateurs de l’ONPL)

NANTES

CITE DES CONGRES
mardi 26 mai, mardi 2 juin 2009
vendredi 29 mai (séance réservée aux spectateurs de l’ONPL)

Attention ! en semaine à 19h, le dimanche à 14h30

PRIX DES PLACES 55 € | 45 € | 35 € | 20 € | 10 €



« Chasse maintenant l’angoisse,
douce mort,
mort d’amour
désirée si impatiemment ! »
Isolde, Tristan et Isolde

A l’image de la lente traversée qui les mène d’Irlande en Cornouailles, lui le valeureux guerrier conduisant à son roi celle dont il tua jadis le mari, elle la pâle princesse humiliée de devoir être livrée comme marchandise, la passion de Tristan et d’Isolde, née dans la culpabilité et la haine, navigue sur la vie, n’espère la félicité que dans l’anéantissement. Sous la plume de Richard Wagner, la médiévale légende celtique de Tristan et Iseult devient ainsi un morceau de bravoure romantique.
Ce poème lyrique monumental, emporté par le flot de la musique wagnérienne, rayonnant de lumière au coeur des ténèbres, agitant les eaux troubles de la mort et de l’amour, est transfiguré par l’éblouissante et spectaculaire mise en scène qu’Olivier Py avait rêvée pour le Grand Théâtre de Genève en 2005 et qui est enfin présentée en France.


Jeune voyageur obligé pour échapper aux créanciers, condamné à l’exil pendant plus d’une décennie pour avoir milité en faveur de la révolution, confident d’un Louis II de Bavière fasciné qui règlera ses dettes et lui offrira avec le Festspielhaus de Bayreuth l’écrin idéal pour ses « drames musicaux », émaillant son mariage de liaisons comme autant de sources d’inspiration, la vie apparemment romanesque de Richard Wagner est en fait entièrement dévouée à sa création. Comme Honoré de Balzac et plus que Victor Hugo ses contemporains — deux autres bourreaux d’écriture, il sacrifie tout au génie de sa plume, lui qui se rêvait en Shakespeare lorsqu’il était enfant.
A la terre des rois du poète anglais, il préfère cependant le royaume des dieux des légendes médiévales dont il charge sa bibliothèque dès l’âge de vingt-neuf ans et qui nourrira toute son oeuvre de Tannhäuser, trois ans plus tard, jusqu’à son Parsifal, un an avant sa mort. Durant ses sombres années d’exil, il rédige trois essais théoriques dans lesquels s’affirme sa conception d’un art total unissant théâtre, musique, poésie, peinture, la met aussitôt en pratique en s’attaquant à sa titanesque tétralogie de l'Anneau du Nibelung dont il écrit d’une traite le livret de l’Or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried, le Crépuscule des dieux, compose les deux premiers avant qu’il ne « laisse Siegfried sous son tilleul » à la fin du deuxième acte pour écrire son monumental Tristan et Isolde.
Cet opéra que Richard Wagner voulait considérer, en plein milieu d’une oeuvre harassante, comme une simple « détente » — dans laquelle son éphémère aventure avec l’admirative poète Mathilde Wesendonck a su apporter les affres amoureuses nécessaires, puise dans le roman de Gottfried von Straßburg édité en 1205, lui-même inspiré par l’Estoire écrite en 1158. Marqué par la notion de négation du vouloir-vivre du philosophe Arnold Schopenhauer que Wagner a longuement étudié, il use d’une musique surdimensionnée, obsédante, traverse nuit et mort, émerge des abîmes de l’inconscient, pour mieux porter l’amour absolu, intouchable, au niveau du divin.



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