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Spectacle créé en 2010 dans le cadre de l’Atelier Vocal de l’Université Permanente de Nantes.
Direction musicale Michel Bourcier
Mise en scène et adaptation Henri Mariel Assisté de Barbarie Crespin, conseillère musicale
Musique et arrangements Christophe Maudot
Scénographie Yves Chevalier
Mise en lumière Fabrice Peduzzi
chorégraphie christèle martin
Avec
Henri Mariel, Le Naturaliste
Raymonde Bellanger, germaine tillion
et, du chœur d’Angers Nantes Opéra,
Rhym Aida Amich, Isabelle Ardant,
Véronique aubert, Renée Comsa,
Christine Craipeau,, Laurence Dury,
Rosalind Elimann, Christelle Fusellier,
Nathalie Guillard, Hélène Lecourt, Jeanine MArzelière, Yaël Pachet, Claire Penisson,
Fabienne Rispal-Eumont, Katia Szumillo
Chœur de femmes d’Angers Nantes Opéra
direction Sandrine Abello
Atelier de technique vocale
de l’Université permanente
direction Barbarie Crespin
Ensemble Utopik
direction Michel Bourcier
Coproduction Théâtre de l’Entracte, Hop'La Copro. En partenariat avec le Théâtre de l’entracte, Angers Nantes Opéra, l’Ensemble Utopik et l’Université Permanente de Nantes.
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Nantes / Théâtre Graslin
Jeudi 3,
samedi
5,
dimanche
6,
mardi
8
novembre 2011
en semaine à 20h, le dimanche à 14h30


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« Voici l’un des textes les plus singuliers parmi ceux qui proviennent des camps de concentration nazis. […] C’est une opérette où les dialogues cocasses sont entrecoupés de danses et de chansons, calquées sur des mélodies que tout le monde à cette époque sait fredonner. Rires et larmes, fantaisie et analyse fouillée sont ici inextricablement mêlées.»
Tvetan Todorov
Cette œuvre de Germaine Tillion, écrite en 1944 au camp de Ravensbrück, seul grand camp de concentration réservé aux femmes, témoigne de la résistance et de la dignité de ces femmes qui furent emprisonnées dans les conditions les plus abjectes.
« Rire » est le propre de l'homme dit Germaine Tillion. En écrivant Le Verfügbar aux enfers, elle offrit à ses camarades non seulement une manière de supporter l'atrocité mais aussi de mieux comprendre la « mécanique » du camp. Comprendre l’horreur, ne serait-ce pas un moyen d'échapper à sa barbarie ?
étrange opérette, revue « joyeuse » dans laquelle chansons, airs de « réclame » d'avant-guerre, airs d’opéra évoquent les musiques des temps heureux, ce spectacle donne aux textes de Germaine Tillion un relief nouveau, dépassant le simple témoignage de la vie quotidienne dans un camp de concentration.
Les « Verfügbar » étaient les déportées soumises aux corvées et brimades par refus de travail
Germaine Tillion, ethnologue de formation, résistante dès 1940, est passée de l’étude l'ethnie berbère des Chaouis, présente dans l'Aurès, à l’examen méthodique du milieu concentrationnaire dès son arrivée au camp de Ravensbrück en 1943. Résistante, elle décida de « demeurer partout l’ennemi de ses ennemis et non pas seulement leur victime ». Avec d’autres Françaises, elle refusa de travailler « pour eux » — les Allemands —, et parvint, à l’aide de ruses renouvelées, à échapper aux colonnes de travail.Germaine Tillion a écrit clandestinement ce texte au camp de Ravensbrück dans le courant de l’année 1944.
Pour en savoir plus, un article de Nantes Actu.
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