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Traduction Laurence Sendrowicz
Comédie crue. Créé au Cameri Theater de Tel-Aviv en 1982.
Nouvelle production créée au Quai à Angers, le 12 novembre 2010.
Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia
Scénographie et costumes Sophie Perez et Xavier Boussiron
Lumière Jean-Luc Chanonat
Avec
Alexis Lameda Waksman, Jan Hammenecker,
Ged Marlon, David Migeot, Evelyne El Garby Klai,
Afra Waldhör (distribution en cours et sous réserve)
Production Nouveau Théâtre d’Angers – centre dramatique national Pays de la Loire.
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ANGERs / LE QuAI
vendredi 19 et samedi 20 à 20h30
dimanche 21 novembre 2010 à 16h
NANTES / LE GRAND T
mardi 19 à 20h, mercredi 20 à 20h30,
jeudi 21 avril 2011 à 20h

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Yakich et Poupatchée sont deux êtres jeunes, laids
et pauvres, et donc seuls et désespérant de trouver
partenaire. Mais comment faire quand on est jeune,
laid et pauvre ? Un marieur astucieux et deux familles
aussi peu avenantes que scrupuleuses penseront
résoudre l’humaine équation en les accouplant. Mais
comment se résigner à son semblable quand tout en
vous aspire à la beauté et à autre chose qu’à vousmême
? Comment peut-on se contenter de l’autre,
et par là de nous-mêmes ? De notre faiblesse, de
notre laideur, de notre étrangeté, de notre solitude…
Levin féconde avec ce texte cruel, cru et capricieux
un joyeux monstre théâtral, dont le destin principal
est d’éprouver la question amoureuse au fil des
situations : rencontre, conquête de l’autre, rejet,
abandon, acceptation, résignation. Si ce n’est que la « laideur » des protagonistes culbute et chavire sans
cesse nos attentes quant à ses « heureux » événements.
Yakich et Poupatchée est une course-poursuite
nocturne, vaine, désespérément circulaire, irrémédiablement
provinciale qui nous entraîne dans une
contrée imaginaire, de Platchki en Ploutchki. Les onze
protagonistes de cette fable cherchent incurablement
la vie, de mariage en enterrement, d’une gare à l’autre,
d’un bordel à un château pour finir dans un terrain
vague : « On est arrivé au centre de la vie nocturne du
centre du monde ? »
Tous les êtres de cette fable rêveuse, bouffonne,
irréparablement laids, courent hors d’haleine après
ou devant le sempiternel impératif : « Croissez et multipliez ! ».
Frédéric Bélier-Garcia
D’un Frédéric Bélier-Garcia à l’autre
Lorsque, en décembre 2007, Angers Nantes Opéra avait présenté Le Comte Ory, mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia qui venait
de prendre la direction du Nouveau Théâtre d’Angers – centre dramatique national Pays de la Loire, le NTA avait incité son public à découvrir cet opéra tandis que l’Opéra suggérait à ses spectateurs de découvrir La Cruche cassée du même metteur en scène.
Trois ans plus tard, la complicité entre les deux maisons s’est affirmée. Aussi, le NTA propose-t-il à ses abonnés d’ajouter Le Barbier de
Séville à leur abonnement et l’Opéra permet-il à ses abonnés, à Angers, mais aussi à Nantes avec la complicité du Grand T, de compléter à un tarif préférentiel leur abonnement avec Yakich et Poupatchée. Plus qu’une collaboration, c’est l’occasion pour les spectateurs des
deux maisons de passer aisément du théâtre à l’opéra, d’un univers à l’autre, de découvrir deux facettes comiques, radicalement
différentes, d’un même metteur en scène. Une expérience dont il serait dommage de se priver.
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