Opéra en trois actes
Version française, d’après le livret italien de Ranieri de’ Calzabigi
Création à l’Académie de musique de Paris, le 2 août 1774
Alors qu’Orphée pleure la disparition d’Eurydice, Amour lui propose un marché. S’il parvient à amadouer les Enfers, il retrouvera son épouse à une condition : ne jamais croiser son regard lors du retour sur Terre. Orphée accepte et descend au royaume des morts…
Le mythe d’Orphée, celui qui par son chant fait pleurer les créatures infernales les plus terribles, a été mis en musique par Christoph Willibald Gluck, en français, en 1774. L’opéra suit le périple du poète au cours de tableaux spectaculaires et dramatiques. Le compositeur y déploie des airs immédiatement mémorisables, des couleurs orchestrales inouïes, des chœurs magistraux, et signe l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre.
En compagnie du chef d’orchestre Alphonse Cemin, Lorraine de Sagazan, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, signe sa première mise en scène d’opéra, après des productions théâtrales très remarquées. Et parce que les preuves d’amour ne se mesurent pas seulement à un acte héroïque, elle s’empare de ce récit pour interroger ce qui semble trop évident. L’histoire d’Orphée et d’Eurydice a été érigée dans notre mémoire collective en mythe romantique par excellence. Or, derrière cette idéalisation, se cache aussi une autre vision, plus complexe, de notre rapport au couple.
Le duo sera incarné par des étoiles lyriques françaises : l’exceptionnel Sahy Ratia et la charismatique Jenny Daviet, avec la non moins virtuose Mariamielle Lamagat dans le rôle d’Amour.