À l’opéra aussi, les contes peuvent changer de visage.
Cette saison, Cendrillon se raconte autrement à travers l’œuvre de Pauline Viardot, invitant 150 élèves de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire à explorer cette relecture, où l’émancipation, les rapports de pouvoir et les jeux d’apparence prennent le devant de la scène.
Pour aller plus loin que la représentation, Angers Nantes Opéra a imaginé un parcours à destination de six classes de collège, intitulé "Cendrillon, face A / face B". Le principe ? Explorer les contrastes qui traversent l’œuvre et ses personnages, entre lumière et ombre, force et vulnérabilité, vérité et faux-semblants.
Aux mois de décembre et janvier, Vincent Lochet, clarinettiste dans le spectacle Cendrillon a rendu visite aux collégiens et collégiennes pour des ateliers en classe. Instrument en main, il leur a ouvert les portes de son métier, explorant avec eux les couleurs et les émotions qui traversent la partition de Pauline Viardot, réarrangée par Jérémie Arcache.
Ensuite, guidés par la photographe Hélène de Valon et l'équipe d'action culturelle, les élèves sont devenus à leur tour interprètes. Au programme, la réalisation de portraits mêlant photographie, dessin et prise de son, pour donner à voir et à entendre ce qui se cache derrière les apparences des personnages de Cendrillon. Ces Petites Œuvres multimédias (P.O.M) constituent un travail sensible qui a invité les collégiens à regarder le réel autrement.
En amont, les enseignants et enseignantes ont disposé d’un ensemble de ressources pour préparer la venue au spectacle. Une rencontre collective, organisée à l’automne avec les équipes d’Angers Nantes Opéra et la DRAEAC, est venue nourrir les échanges et accompagner les projets.
Point d’orgue du parcours, les représentations scolaires qui se sont déroulées le vendredi 30 janvier à Angers, puis les jeudi 5 et vendredi 6 mars à Nantes. Avec “Cendrillon, face A / face B”, Angers Nantes Opéra continue de faire de l’opéra un terrain d’exploration vivant, où les jeunes spectateurs et spectatrices expérimentent, questionnent et s’approprient une œuvre résolument ancrée dans le monde d’aujourd’hui.